Les abeilles : si petites et si cruciales

Selon des chiffres de l’Union Européenne, 84% des espèces végétales cultivées et 78% des espèces sauvages dépendent des animaux pollinisateurs. Le constat est clair : les abeilles sont en danger de disparition dans certaines régions du monde. En France aussi, des milliers de colonies d’abeilles disparaissent chaque année. Les impacts environnementaux dont l’agriculture sont souvent désignés comme les principaux responsables.


Quels dangers menacent les abeilles ? Pouvons-nous changer nos habitudes de consommateur afin d’y remédier ?


Quelles sont les origines de la disparition des abeilles ?


Les causes identifiées de cette disparition progressive sont multiples. Elles sont en relation avec ses mouvements environnementaux :

  • Le réchauffement climatique,

  • L’augmentation du nombre de parasites et d’acariens,

  • L'apparition de nouveaux virus et d’agents pathogènes,

  • La destruction de leur habitat naturel,

  • La présence de l’Homme avec notamment les monocultures,

  • L’utilisation de traitements phytosanitaires à plusieurs niveaux.






Le rôle bénéfique des abeilles dans les écosystèmes et pour l’environnement


Les abeilles, actrices de la biodiversité


Ces insectes ont un rôle prépondérant qui favorise la prospérité de nos écosystèmes. Elles participent au cercle vertueux qu’est la bonne croissance de la flore (arbres, fleurs et autres espèces végétales) qui participera ensuite à l’alimentation de toutes les espèces animales dont les insectes.


Les abeilles, productrices de nourriture en tant que pollinisatrices


Sans les colonies d’abeilles mellifères, nos jardins seraient vides et le reste de la biodiversité ne pourrait donc pas s'alimenter. L'homme y compris.


Leur production de miel, leur permet de nourrir leurs ruches pendant les saisons froides. Depuis toujours, l’Homme en récolte et certains animaux le consomment également.


Les abeilles domestiques ou sauvages servent aussi à d’autres productions indirectes, notamment agricoles (fruits et légumes) en pollinisant les plantes et en favorisant donc leur croissance. Elles permettent également par le transport des graines, la croissance de nombreuses plantes sauvages qui produisent à leur tour des fruits. Cet écosystème permet aussi à certains animaux de se nourrir, c'est le cycle de la nature ! Les abeilles sont donc au centre de la survie de la biodiversité et des écosystèmes.


Quel futur pour les abeilles ?


Après de longues années de négociations, les apiculteurs et les associations de protection de l’environnement qui soutiennent l’apiculture ont réussi à interdire plusieurs insecticides. En effet, les associations qui protègent l'environnement savant que les abeilles participent à l'équilibre de nos écosystèmes.


Remplacer les pesticides par de l'innovation


Les pesticides qui enrobent les semences, de la famille des néonicotinoïdes et qui sont les plus dangereux pour les abeilles : l’imidaclopride, le clothianidine et le thiaméthoxame, sont désormais interdits d’utilisation. Cette interdiction concerne les cultures de "plein champ" et autres utilisations en extérieur dans tous les pays de l’Union Européenne.


Des moyens technologiques sont également mis en place afin de protéger les abeilles. Parmi eux, les ruches connectées « les Cocoon » ! Leur mission est de protéger les abeilles contre un parasite majeur : le Varroa. En effet, conserver la chaleur de la ruche aide les abeilles à vivre plus longtemps.


A l’origine de cette innovation, la startup provençale Beelife a dévoilé lors du CES 2019 son nouveau système d’ordinateur embarqué qui prévient l’apiculteur des anomalies détectées. De plus, cette technologie gère la régulation thermique de manière autonome.


La ruche CoCoon traite le Varroa avec une arme purement biologique, la chaleur ! L’apiculteur n’a aucun entretien à réaliser : le système est auto-alimenté, et il dispose d’une surveillance à distance complète.


Les abeilles sont cruciales dans notre écosystème. C’est pourquoi la Fondation VALGO a installé quatre ruches près de Poitiers, au domaine du Normandoux. Elles produisent 25 kilos de miel par an. En ce jour bien spécifique du Word Bee Day 2022, la Fondation VALGO partage avec vous l’enjeu majeur des abeilles au sein de notre société.

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